Photo D.R. Stéphanie Joachim
Émotions & alimentation : une relation qui fonctionne dans les deux sens
Vous mangez parfois davantage lorsque vous êtes stressée, fatiguée ou contrariée. Vous savez globalement ce qui vous ferait du bien, mais vous avez du mal à le mettre en pratique au quotidien. À d’autres moments, vous remarquez que votre façon de manger influence directement votre énergie, votre concentration ou votre humeur.
Notre alimentation et notre état émotionnel ne fonctionnent pas indépendamment l’un de l’autre.
J’accompagne les femmes à mieux comprendre ces interactions, à observer leurs habitudes sans jugement et à retrouver progressivement des repères alimentaires plus adaptés à leur quotidien.
À Lormes dans le Morvan • En visio partout en France et dans la francophonie
Vous savez peut-être quoi faire… mais cela ne suffit pas toujours
Beaucoup de femmes que j’accompagne connaissent déjà les grands principes d’une alimentation équilibrée. Pourtant, savoir ne signifie pas toujours pouvoir appliquer.
Il peut arriver que vous vous reconnaissiez dans certaines situations :
vous mangez davantage lorsque vous êtes stressée, fatiguée ou contrariée ;
vous grignotez parfois sans identifier clairement une sensation de faim ;
vos habitudes alimentaires changent fortement selon votre état émotionnel ;
vous avez davantage de difficultés à organiser vos repas pendant les périodes chargées ;
vous alternez parfois entre contrôle et perte de repères ;
certains choix alimentaires deviennent une source de culpabilité ;
vous savez « ce qu’il faudrait faire », mais vous n’arrivez plus à transformer cette connaissance en habitudes durables ;
vous constatez que certains rythmes ou certaines façons de manger influencent votre énergie, votre concentration ou votre humeur.
Ces situations ne traduisent pas nécessairement un manque de volonté.
Elles invitent surtout à regarder ce qui se joue autour de l’alimentation, et pas uniquement ce qui se trouve dans l’assiette.
Manger n’est pas seulement une question de nutrition
L’alimentation répond bien sûr à des besoins physiologiques. Mais elle est aussi liée à notre histoire, notre environnement, nos habitudes, notre rythme de vie, nos émotions, notre fatigue, notre culture et aux contraintes de notre quotidien. Nous pouvons manger parce que nous avons faim. Mais aussi parce qu’il est l’heure, parce qu’un aliment est disponible, parce que nous sommes tendues, parce que nous cherchons du réconfort, parce que nous sommes épuisées ou simplement parce qu’une habitude s’est installée. C’est pourquoi réduire l’alimentation à une liste de « bons » et de « mauvais » aliments me semble rarement suffisant.
Ce qui m’intéresse est de comprendre comment vous mangez, dans quel contexte et ce que votre alimentation représente aujourd’hui dans votre quotidien.
Les émotions influencent l’alimentation… mais l’inverse est également vrai
C’est un point fondamental de mon approche. Nous parlons beaucoup d’« alimentation émotionnelle », comme si les émotions agissaient sur l’alimentation dans un seul sens. La réalité est plus complexe. Le stress, la fatigue, l’ennui, la tristesse ou une forte charge mentale peuvent effectivement modifier notre appétit, nos envies ou notre manière de manger. Mais notre alimentation influence elle aussi notre expérience quotidienne.
La régularité des repas, leur composition globale, les périodes prolongées sans manger, certaines habitudes alimentaires ou la consommation importante de stimulants peuvent notamment avoir des répercussions sur notre niveau d’énergie, notre capacité de concentration et la manière dont nous nous sentons au cours de la journée. Il existe donc une véritable interaction : notre état psychique influence notre façon de manger, et notre façon de manger peut à son tour influencer notre état physique et psychique.
Plutôt que de chercher dans quel sens « commence » le problème, je préfère observer cette dynamique dans son ensemble.
Stress, fatigue et alimentation peuvent facilement s’entremêler
Une journée très chargée peut conduire à sauter ou décaler un repas. La fatigue peut rendre plus difficile la préparation d’un repas ou la perception de ses propres besoins. Une mauvaise récupération peut modifier nos envies alimentaires. Et lorsque l’on manque d’énergie, nous avons généralement moins de disponibilité mentale pour réfléchir à ce que nous allons manger. Inversement, une alimentation désorganisée peut elle-même contribuer à accentuer certaines sensations d’instabilité ou de fatigue au cours de la journée.
C’est pourquoi, dans mon accompagnement, je regarde rarement l’alimentation indépendamment du sommeil, du stress et du rythme quotidien.
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La psychonutrition : comprendre plutôt que contrôler
La psychonutrition s’intéresse aux interactions entre alimentation, comportements, émotions, pensées et environnement. Elle apporte à ma pratique une dimension particulièrement importante : comprendre ce qui se passe avant, pendant et après une prise alimentaire, plutôt que de se limiter à ce qu’une personne mange. Cela peut notamment nous amener à observer la faim, la satiété, les habitudes, les automatismes, le contexte émotionnel, les pensées associées à certains aliments ou la manière dont votre journée influence vos décisions alimentaires.
L’objectif n’est pas de vous apprendre à exercer davantage de contrôle. Il est plutôt de vous aider à mieux comprendre vos propres mécanismes et à retrouver davantage de souplesse et de repères.
Ce que nous pouvons observer ensemble
Lors du bilan, je cherche à comprendre votre alimentation dans le contexte réel de votre vie. Nous pouvons ainsi regarder votre rythme de repas, leur composition globale, votre niveau de faim et de satiété, votre organisation quotidienne, votre sommeil, votre niveau d’énergie, votre consommation de stimulants, votre digestion, votre activité physique, votre niveau de stress, votre charge mentale ainsi que les situations dans lesquelles votre manière de manger change.
Nous nous intéressons également à ce qui fonctionne déjà. Parce qu’un accompagnement ne consiste pas uniquement à rechercher ce qui va mal.
Il s’agit aussi de repérer les habitudes, les ressources et les environnements qui vous font du bien afin de pouvoir vous appuyer dessus.
Sortir de la logique du « tout ou rien »
Dans le domaine de l’alimentation, il est facile de tomber dans une logique binaire :
« j’ai bien mangé » ou « j’ai mal mangé »
« j’ai été raisonnable » ou « j’ai craqué »
« je commence lundi »
Cette manière de penser peut progressivement rendre l’alimentation plus compliquée qu’elle ne devrait l’être.
Mon approche ne repose ni sur une alimentation parfaite ni sur une succession d’interdits. Je préfère rechercher avec vous des repères suffisamment simples, réalistes et flexibles pour pouvoir exister dans votre vraie vie.
Un repas différent de ce que vous aviez prévu n’annule pas votre équilibre. Une période plus difficile non plus. L’alimentation se construit sur la durée, pas sur la perfection.
Et lorsque les émotions prennent beaucoup de place ?
Certaines périodes rendent naturellement l’alimentation plus vulnérable : stress prolongé, fatigue, surcharge professionnelle ou familiale, changement de vie, difficultés émotionnelles. Dans ce contexte, travailler uniquement sur le contenu de l’assiette peut ne pas suffire.
Selon votre situation, mon accompagnement peut donc intégrer différentes dimensions : régulation du stress, respiration, pratiques psychocorporelles, olfactothérapie, relaxation ou autres outils adaptés. Non pas pour faire disparaître une émotion. Mais pour vous permettre d’avoir davantage de possibilités de réponse, plutôt que de fonctionner systématiquement selon le même automatisme.
Et pendant la périménopause ?
La périménopause peut parfois modifier à la fois le sommeil, l’énergie, le niveau de stress et la manière dont une femme vit son alimentation ou son corps.
Il peut alors devenir tentant de multiplier les règles alimentaires ou les restrictions pour essayer de reprendre le contrôle.
Je préfère là encore une approche plus globale : comprendre ce qui change, observer vos besoins actuels et adapter progressivement vos habitudes plutôt que d’ajouter de nouvelles contraintes.
→ Lire Périménopause & ménopause
Et en cas de trouble du comportement alimentaire ?
Il est important de distinguer les difficultés alimentaires courantes d’un trouble du comportement alimentaire, qui nécessite une prise en charge adaptée.
Lorsque des comportements alimentaires deviennent envahissants, génèrent une souffrance importante ou qu’un trouble du comportement alimentaire est suspecté ou diagnostiqué, l’accompagnement doit être réalisé par les professionnels de santé compétents, notamment médecin, psychologue ou professionnel de la nutrition spécialisé.
La naturopathie et la psychonutrition telles que je les pratique ne remplacent pas cette prise en charge.
Elles peuvent éventuellement intervenir en complément lorsque cela est approprié et coordonné avec le suivi principal.
Une approche progressive, sans ajouter de nouvelles contraintes
Je ne souhaite pas vous remettre une longue liste de règles alimentaires à suivre à la sortie du bilan.
À partir de ce que nous avons observé ensemble, je construis votre Programme d’Hygiène Vitale progressivement, étape par étape. Nous pouvons commencer par un rythme de repas, une habitude particulière, l’organisation d’un moment de la journée ou un travail autour du stress. Puis nous observons ce qui évolue.
L’objectif est que les changements proposés puissent réellement s’inscrire dans votre quotidien, et non qu’ils deviennent un nouveau programme à « réussir ».
Par où commencer ?
Lorsque stress, fatigue, émotions et alimentation commencent à s’entremêler, il peut devenir difficile de savoir sur quoi agir en premier.
Le bilan naturopathique initial permet justement de sortir de cette vision fragmentée.
Pendant 1h30, nous revenons sur votre alimentation, mais également sur votre sommeil, votre énergie, votre digestion, votre rythme de vie, votre niveau de stress, vos habitudes et le contexte dans lequel vos comportements alimentaires apparaissent.
Je construis ensuite les premières étapes de votre Programme d’Hygiène Vitale, que nous faisons évoluer progressivement.
Bilan naturopathique initial (1h30) — 90 €
Au cabinet à Lormes ou en visioconférence.
Une approche qui relie alimentation, émotions et hygiène de vie
Je suis Stéphanie Joachim, naturopathe certifiée et Éducatrice de santé naturopathe agréée auprès de l’OMNES.
Formée au CENATHO Paris, j’ai notamment approfondi ma pratique en psychonutrition, en neurobiologie du stress, en olfactothérapie, en aromathérapie et dans différentes approches psychocorporelles.
Ces formations nourrissent une vision de l’alimentation qui ne se limite pas à la nutrition : nous mangeons avec notre corps, mais aussi avec notre histoire, notre environnement, nos habitudes et nos émotions.
Et parce que la relation fonctionne dans les deux sens, je m’intéresse également à la manière dont nos habitudes alimentaires peuvent participer à notre énergie et à notre équilibre quotidien.
Pour aller plus loin avec L’Infusion
Dans le Blog L’Infusion, je partage des articles autour de l’alimentation, de la psychonutrition, du stress, des émotions et du bien-être féminin.